ADHESION!!

Le GAPPALVVR en bref

Lettre d'information
Pour avoir des nouvelles de ce site, inscrivez-vous à notre Newsletter.
S'abonner
Se désabonner
674 Abonnés

Pour en savoir plus
+  Présentation de l'association
+ Loisirs et vie rurale en Haute Loire
+ La problèmatique environnementale
+ Le système environnemental
+ Espaces Naturels Sensible

Nos activités
+  Historique
+ Protection du patrimoine
+ Prévention des activités
+ Front de Liberation des Chemins et sentiers
 -  balade

Visites

   visiteurs

   visiteur en ligne


Randonnée motorisée

Je suis allé faire de la moto avec mon frangin ce dimanche pluvieux, une fois réchauffés par "la côte des blaireaux", nous avons pénétré dans le brouillard du sommet volcanique, merveilleux Mont Briançon où chaque matin le soleil se lève.

Plongeant dans l'étroite gorge de la Fioule, mon fréro me fait découvrir un petit sentier que je ne connaissais pas, après 25 ans de pratique! Arrêtés un moment par la pluie transformée en giboulées et abrités par un arbre couvert de lierre, nous refîmes, une nouvelle fois, le monde! Repartis dans le goulet montant au château fort, longeant les cimes bordées de cratères, nous arrivons au sommet de la Durande (1300m) en prenant garde de ne pas dégrader ses pentes. Le froid nous engourdit, il est temps de penser au retour, Serge me demande de faire une petite boucle en plus, c'est parti. Je ne sais pourquoi, il y a des jours où c'est le bonheur total, quelque soit le temps, encore un nouveau chemin, une petite carrière pour se griser un petit instant et après ....après le pied absolu.

Les brumes d'après pluie s'élèvent lentement des gorges de l'Allier, le surplomb est impressionnant, le panorama envoûtant ! Après une descente longue et vertigineuse, du type comment je fais pour remonter, j'entrevois brièvement un départ de chemin, les murets de soutènement sont recouverts d'une épaisse couche moussue, je décide de m'engager. Dès les premiers mètres, mon instinct me dit que c'est un vrai chemin, encombré de jeunes pousses, il tortille jusqu'à la première épingle; mon dieu la fille est belle et elle est vierge ! Je prends garde à ne pas laisser de traces, sur un filet, au milieu des chênes et des pins, je progresse et je suis subjugué épingle après épingle, dalle après dalle, et là je m' arrête. En me retournant, je prends la tête du ravi de la crèche pour lui dire : "fais gaffe! je les compte, 1,2,3,4,5, et 6 cèpes sur 2 mètres carrés de chemin! Une fois contournés, je me dis "Serge doit être comme moi, il doit penser comment faire pour les ramener ou pour revenir demain !" Le chemin nous emmène dans l'oubli, il se perd légèrement, je décide de poursuivre ma reconnaissance à pied. C'était juste pour me faire peur ! le chemin trace au milieu de gros bloc de granit, c'est magnifique, mais comment ça va être en haut, un petit doute persiste. Une fois en selle, quel délice de se sentir si petit face aux gros blocs de granit, ça se corse, bon dieu que c'est beau, mon dieu faites qu'il débouche ! Arrivés proche du sommet, une trace sur la droite, une sorte de plongeon. "On y va fréro? Débordant d’enthousiasme, le voilà dèja "engagé".

Emprunté et marqué par les cervidés, le sentier serpente le long des combes successives, il nous laisse entrevoir, dans les trouées d’arbres et sur les surplombs rocheux, une vue unique sur les gorges, nous le savons et nous l’apprécions à pleine mesure. Les couleurs naissantes de l’autonome nous accueillent dans la descente, que c’est beau. C’est la fin de la découverte, nos yeux baignent dans la joie d’un moment inoubliable, je songe déjà à la tête de mes potes quand je reviendrais avec eux. On décide de longer le bord de l’Allier, Serge klaxonne (ouai, ouai il a gardé son tut-tut, ça peut servir !) et me montre un képi orange. Ouf, me voilà rassuré, nous allons à l’encontre du chasseur pour lui demander comment éviter la battue.

La pluie ne cesse de battre, trempés à leur tour, d’autres chasseurs arrivent en 4x4 pour lever le poste. « Salut, c’est vous, on vous reconnaît pas sous ces casques ! » Après de bonnes poignées de main, on parle de la pétition, de ces cons qui font chier et qu’on attend de pied ferme dans le coin. Il se fait tard, il faut rentrer, tu parles d’une petite boucle qui disait le frangin !

On est frigorifiés. Je choisi un tracé difficile histoire de se réchauffer. Tapé, poussé par les caillasses de basaltes, on arrive au Pradel, là, le vieux paysan du coin nous attend sous son noyer. « Bonjour, y vous ont point laissé de noix ces touristes ! » Le dialogue engagé, le brave homme nous pose des questions, il semble en dehors du temps et l’on comprend la solitude forcée de ses 82 ans, « vous faîtes encore du miel ? » demande serge. Non il ne fait plus rien, nous sommes malheureux de devoir le laisser une nouvelle fois. Ces discutions nous ont pris du temps mais elles était indispensables pour parfaire cette fabuleuse après midi de randonnée motorisée. Dire qu’on a faillit tout louper !, au départ je pensais aller ailleurs, sur la vallée de la Desges mais aujourd’hui les gardes chasses comptaient les cerfs.

Il existe une bonne fée pour les randonneurs motorisée, elle nous a guidé toute l’après midi. Elle nous a dit : « Tout les écolos ne sont pas sourds ! »


Date de création : 13/10/2005 - 09:14
Dernière modification : 16/05/2007 - 09:05
Catégorie : balade
Page lue 2569 fois


Prévisualiser la page Prévisualiser la page     Imprimer la page Imprimer la page


^ Haut ^